allez faire un tour vous ne serez pas déçu ici
Contemplation solitaire
Sous un ciel d'agonie voilé de brume pâle
Juchées sur un rocher, je contemple la mer.
Le vent, en mugissant, se repent en rafales
Et mêle à mes cheveux humides sa colère.
Il se calme un instant puis, reprend de plus
belle
Et, comme s'il regrettait sa soudaine
accalmie
Redoublant ses assaut avec effronterie
Il frappe et couche à terre les arbustes
rebelles.
De la crinière des vagues par l’écume
blanchie,
Se forment des rouleaux qui grondent et
s’amplifient,
Semblants prendre aux troupeaux de chevaux
emballés
Le bruit de leur galop mille fois
multiplié.
La nature sauvage que mes sens devinent
Se révèle grandiose à mon âme chagrine.
Je me sens si petit’, presqu’ un grain de
poussière
Devant l'indéfini du ciel et de la
terre.
Et je suis là, vaincue, devant la vaste
mer.
Songeant à cet espace qui m’apparaît sans
borne,
Je me sens écrasé par l’immense univers
Qui renferme la vie sous des milliers de
formes.
N.Ghis.Mélody.
Tous droits protégés S.N.A.C
& S.A.C.E.M
MA SOLITUDE
Le soir descend sur la ville.
L'appartement est trop tranquille.
Depuis que tu as déserté,
Je tourne en rond, comme enragée.
Sans toi, je ressens comme un vide.
A rester seule, je
délire.
Je ressasse toute ma peine
En attendant que tu reviennes.
Je t’ai donné mes vingt ans,
Mais tout s’en va. Tout fou le camp
Et cette année vécue ensemble
T’a déjà fait presque oublier
Les serments que l'on s’était fait.
Je n'avais que mes vingt ans,
Mon cœur, ma vie à te donner
Mais tout cela, tu l'as bafoué
Je vois bien que je perds mon temps
Et bien que je t’aime, tu t’en fou.
Sans toi, s’installe mon
ennui.
Tes absences me font
souffrir.
Pourquoi faut-il toujours se mentir
Pourquoi faut-il toujours se détruire
Je te sens bien que loin de moi.
Je me rends bien compte de ça
J’ai perdu toute confiance en moi
Et ça, bien sûr, je te le dois
Je t’ai donné mes vingt ans,
Mais tout s’en va. Tout fou le camp
Et cette année vécue ensemble
T’as déjà fait presque oublier
Les serments que l'on s’était fait.
Je n'avais que mes vingt ans,
Mon cœur, ma vie à te donner
Mais tout cela, tu l'as bafoué
Je vois bien que je perds mon temps
Et bien que je t’aime, tu t’en fou
Je sais qu’il y a d’autres bras
Qui s’enroulent autour de ton cou.
Qu’avec moi, ça ne vaut plus le coup.
Mais, qu’attends-tu encore de moi.
Je me sens tellement humiliée
Que j’ai envie de me venger
Car tu ne vaux pas plus que ça
Et elle ne vaut pas mieux que toi.
Je t’ai donné mes vingt ans,
Mais tout s’en va. Tout fou le camp
Et je préfère tourner la page
Sur tes frasques et tes faux-semblants,
Sur ton visage et sur ma rage.
Ca s’en ira avec le temps.
Tout s’atténue au bout des ans.
Les plaies se ferment en guérissant.
Les plaies se ferment. En attendant,
Je ne veux plus te voir. Va-t’en.
Moi, j’ai trop mal, alors, va-t’en.
Rose de Janvier/N.Ghis.Melody
que de beaux poèmes